Category: "Chapitres"

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09/05/11

Jeux vidéo des '70

  12:47:00 am, by Jac Lou   , 280 words  
Categories: Chapitres

Mon premier contact réel avec un objet programmé date de 1975 ou 1976. Ces années-là voient apparaître les premières "consoles de jeu". C'est sans doute mon jeune frère (qui signe parfois "Jessie") qui a le premier acheté une console de jeu de type "pong" de marque Radofin. Il s'agit d'un des premiers modèles (brevets de 1974), objet encore rudimentaire qui comporte une Rom contenant les micro-programmes pour 4 jeux à "raquettes" qu'on affiche en Noir-et-Blanc sur un téléviseur via la prise d'antenne. Vu avec les yeux d'aujourd'hui, ce n'est rien de bien extraordinaire, mais c'est tout de même le début d'une révolution. On pouvait jouer seul ou à deux, avec chacun une "raquette" en main. La raquette était un simple potentiomètre analogique linéaire qui permettait de déplacer un barre blanche sur l'écran de télévision suivant un axe vertical ou horizontal (mais pas les deux). Une "balle", simple carré blanc, rebondissait sur les bords de l'écran et contre la ou les "raquettes". Les jeunes adultes que nous étions ont beaucoup joué en prétextant partager les jeux de nos enfants... J'ai conservé une de ces consoles dans mon bric-à-brac jusqu'à récemment, mais je l'ai finalement ajoutée au lot de vieilles machines que j'ai données au Musée de l'informatique (dont je n'ai plus de nouvelles depuis :(.

 

 

Quelques liens:

Jeu de pong en javascript adapté et modifié d'après Florian H.

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17/05/11

Ordinateur personnel

  09:01:00 am, by Jac Lou   , 350 words  
Categories: Chapitres

  Au milieu des années 1970 je cumule 10 années de bons et loyaux services au sein de l'Education Nationale. J'ai donc rempli le contrat que j'ai signé en entrant à l'École Normale d'Instituteur. Mon engagement décennal est terminé et je peux envisager d'autres avenirs. J'expliquerai ailleurs les diverses raisons qui m'incitent à aller voir si l'herbe est plus verte dans les champs d'à côté. Je prends donc un congé sans solde, connu de l'administration sous l'appellation "congé pour convenances personnelles", et je retourne à l'Université. Je continue à lire régulièrement quelques revues scientifiques généralistes. En France, il ne reste plus guère que La Recherche à offrir des informations pas trop vulgarisées. C'est une sorte de "boa de la presse d'information scientifique française" qui engloutit déjà Atomes en 1971, l'année de sa création et qui finira de 'digérer', les années suivantes, d'autres protagonistes français (Nucleus, héritier de La Revue Scientifique, Sciences Progrès Découverte, héritier de La Nature). Sont présentes également dans mes sources et ressources Science & vie, la revue centenaire, et Science & Avenir, de 34 ans sa cadette, mais avec l'ambition de toucher un plus grand nombre. Pour compléter son information technique et scientifique on doit donc aussi lire des revues de langue anglaise comme le Scientific American (pas encore traduit en Pour la Science). La Corpo des Sciences de Jussieu me permet de butiner dans d'autres publications comme La Revue du CNRS.

 Le lecteur serait en droit de se demander pourquoi j'énumère ainsi les revues que je lisais. Et bien, c'est que ces revues étaient le support d'articles ou de publicités concernant l'informatique en général et les ordinateurs en particulier.

Micro ordinateur Alcyane (publicité, 1978)

Micro ordinateur IMSAI (publicité, 1978)

 Je commence à rêver à une acquisition possible en lisant les premières publicités pour un ordinateur "personnel", MITS Altaïr, IMSAI ou Alcyane de Matra, certes de petite taille, mais dont le prix de grande taille reste très dissuasif pour un objet dont on ne voit pas encore clairement l'utilité domestique. Toutefois, c'est un des rêves que je finirai par concrétiser à la fin de la décennie '70.

24/05/11

Diodes lumineuses

  09:04:00 am, by Jac Lou   , 407 words  
Categories: Chapitres

 En 1974-1975, toujours, les personnes les plus en avance (on ne dit pas encore "branchées") et les plus fortunées arborent fièrement des montres bracelet numériques à diodes electro-luminescentes (DEL ou Light Emitting Diode = LED) rouges. Le prix d'une telle montre peut atteindre plusieurs milliers de dollars. Une montre à diodes rouges "Pulsar" de marque Hamilton est un des "gadgets" de James Bond dans "Vivre et laisser mourir" (1973).

Une montre à diodes est également un éléments central dans une enquête de l'inspecteur Columbo (épisode 5, "Play back", de la saison 4 de 1975). Un inconvénient majeur de la technologie LED pour une montre, forcément autonome et de petite dimension, est la consommation importante en énergie. On ne peut donc pas laisser les diodes allumées en permanence, mais il faut activer l'affichage pendant quelques secondes en appuyant sur un bouton pour consulter l'heure. Malgré cette précaution, la pile se vide généralement en quelques mois. En dépit de ces limites, une baisse importante et rapide de leur prix, suite à leur production par des compagnies asiatiques, permettra leur banalisation jusqu'à l'apparition des affichages à cristaux liquides à la fin des années 1970. Dans les années 2000, les montres à LED retrouvent un intérêt pour leur côté "rétro".

Les prix des calculettes commencent également à baisser sérieusement au milieu des années 1970. On ne peut pas encore parler de démocratisation, les HP55 et HP25 étant encore un peu chères, mais en 1975, une "Novus" programmable à notation polonaise inversée (RPN, on en reparlera) de National Semi Conductors, disposant d'une centaine de pas de programme non sauvegardés, ne coûte pas plus de 1000 FF (60 $). À ce prix là, l'équipe de recherche dans laquelle je prépare ma thèse pourra même s'en offrir une en 1976 !

Les progrès des calculatrices ont été fantastiques dans le courant des années 1970 et les avancées technologiques laissent entrevoir ce que sera leur futur. Thomson a annoncé en 1974 la mise au point d'un circuit intégrant 4 Kbits (0.5 Koctets !!!) et on prévoit déjà 16 Kbits pour 1980. Pour ceux qui n'ont pas connu le vingtième siècle, je précise qu'il faudrait deux millions de ces circuits 4kb pour faire le Giga octets d'une barrette de mémoire de 2010. La disparition progressive des mémoires à tores (voir l'illustration de la première page de ce blog) ne fait plus de doute pour personne. On envisage l'utilisation des cristaux liquides et il se pourrait même qu'on fabrique des calculettes spécialement conçues pour le jeu. Incroyable, non ? Que ne va-t-on pas inventer !!!

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