[Roman #50] La constellation du chien – Peter Heller

* Présentation *

C’est ma deuxième lecture pour le prix Une autre Terre. Je ne connaissais pas du tout ce roman et n’en avait jamais entendu parler. Je n’ai pas lu la 4è de couv’ avant de le commencer et je suis donc entrée dans le récit sans préjugé.

   

La constellation du chien – Titre original : Dog Stars
Auteur : Peter Heller Traduction : Céline Leroy
Couverture : Stefanie Schneider
Éditions Actes sud, 2012, 329p.

Emprunt bibliothèque municipale – Première lecture
Ma note : coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_vide – Très bon

   

Résumé : Quelque part dans le Colorado, neuf ans après la Fin de Toute Chose, dans le sillage du désastre. L’art de survivre est devenu un sport extrême, un jeu de massacre. Soumis aux circonstances hostiles, Hig, doux rêveur tendance chasse, pêche et poésie chinoise, fait équipe avec Bangley, vieux cow-boy chatouilleux de la gâchette. Une routine de l’enfer.
Bangley défend la baraque comme un camp retranché. Hig “sécurise le périmètre”, à coups de méthodiques vols de surveillance à bord de “la Bête”, solide petit Cessna 182 de 1956 toujours opérationnel. Partage des compétences et respect mutuel acquis à force de se sauver mutuellement la vie, ils ont fini par constituer un vieux couple tout en virilité bourrue et interdépendance pudique. Mais l’homme est ainsi fait que, tant qu’il est en vie, il continue à chercher plus loin, à vouloir connaître la suite.

  

« Je laisse tourner la Bête, je garde des réserves d’Avgas 100, j’anticipe les attaques. »

  

* Mon avis *

Pour son premier roman, Peter Heller nous propose un post-apo. Dans une ambiance de changements climatiques (sécheresse surtout apparemment) et de disparition des espèces en conséquence, une épidémie de grippe puis une maladie du sang ont décimé plus de 90% de la population mondiale.
Nous suivons dans ce contexte un survivant américain se calfeutrant parmi les grands espaces s’offrant à lui. Et des questions comme pourquoi s’accrocher à la vie puisqu’on a tout perdu, l’approche du bonheur (est-ce qu’on a le droit d’être heureux après l’apocalypse ?), le « devoir » tuer ou être tuer sont abordées avec finesse.

Hig est notre personnage principal et on s’y attache, beaucoup. C’est un homme qui se laisse vivre, parlant à son chien et ne s’habituant pas au fait de devoir tuer pour survivre, car pour lui c’est perdre un peu de son humanité. Malgré l’épreuve de la perte de ses repères et de sa femme, il survit grâce à de petits plaisirs simples (comme la pêche) et continu humblement sa vie au jour le jour. Il est aidé en cela par Banlgey. Être sec ayant déjà fait la guerre et semblant prêt à tout pour survivre, il s’accommode de Hig car il en a besoin. Et on s’y attache aussi à ce rustre, malgré nous.

Le récit se découpe en 3 parties, 1) la vie de Hig avec Bangley jusqu’à un évènement qui le poussera à 2) son départ et la découverte d’un petit paradis amenant de nouvelles rencontres, mais il sera obligé de partir 3) pour un retour au bercail.
Tout est raconté à la première personne, par Hig, dans un style laminaire où on ne distingue jamais vraiment la pensée du parlé. On est dans la tête de Hig finalement, au bord de la folie douce. On entre très bien dans l’ambiance avec cet aspect je trouve, et ça m’a beaucoup plu.

Il y a des livres qui savent vous captiver et vous faire voyager et La constellation du chien est de ceux-là. Après sa lecture on a juste envie de vivre et de profiter de l’air frais d’un bosquet et de la lumière des étoiles.

  

* Blabla supplémentaire *

D’autre avis chez Cornwall, Doris,

  

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2è lecture (sur 3) dans le cadre du prix Une autre Terre

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6è participation

    

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2 réponses

  1. Escrocgriffe dit :

    Un livre qui visiblement séduit la blogosphère !

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