[Roman #45] Planètes pirates, tome 00 : Sous l’ombre des étoiles – Thomas Geha

* Présentation *

Le mois de sur Book en Stock est consacré en février à Thomas Geha. Je connaissais cet auteur de nom mais ne l’avais jamais lu. J’ai donc profité du partenariat proposé pour le découvrir. Sous l’ombre des étoiles est en plus le T0 des Planètes pirates dont le T1 La guerre des chiffonneurs me fait envie. 

Sous l’ombre des étoiles
Série Planètes pirates, en cours, 2 tomes.
Auteur : Thomas Géha
Éditions Rivière Blanche, 2013, 198p.

Couverture : JuanDans ma bibliothèque – Première lecture
Ma note : coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitiecoeur_vide

  

* 4è de couverture *

« Kee. Il s’appelle Kee Carson. Ses yeux pleurent du sang. » Sous l’ombre des étoiles nous raconte l’histoire de Kee Carson, recueilli par la Tribu de l’Espace sur la planète Seinbeck, après une cryoveille de 250 ans. Il était tireur d’élite dans l’armée humaine qui combattait les Salamandres. Il découvre à son réveil que les deux espèces vivent maintenant en harmonie sur cette planète, ce qui est un peu dur à avaler pour lui, surtout quand il fait la rencontre de Sirval, le Salamandre de sa Tribu ! Cependant cela se comprend, car ils affrontent maintenant un ennemi commun, qui plus est sur une planète souvent hostile, les autochtones Seinbecks.

 

* Première phrase *

« Kee Carson n’avait jamais eu de goût particulier pour les choses de la guerre, ni pour l’aventure. »

 

* Mon avis *

Nous avons clairement affaire là à un planète-op’. Ma première impression est que l’histoire m’a un peu fait pensé au Chasch de Jack Vance, un personnage écrasé sur une planète avec des humains vivant dans la peur des autochtones les tuants ou les réduisant en esclavage. Mais la comparaison, bien que flatteuse, s’arrête là. L’auteur nous raconte la renaissance de Kee, militaire rescapé et déboussolé, en deux parties. La première est assez lente, car on suit la caravane et découvre la planète ainsi que les us et coutumes en même temps que Kee. On l’accompagne dans son évolution et son intégration au sein de sa nouvelle famille. Et c’est au moment où il semblait enfin acclimaté à sa nouvelle vie que débarque la deuxième partie. Écrite tout d’abord sous une forme plus originale, des lettres destinées à un autre personnage avec lesquelles le lecteur est mis au courant de ce qu’il s’est passé, on y découvre la lutte (assez calme tout de même) de Kee pour la liberté. Puis l’histoire reprend un cours plus classique pour arriver rapidement à la conclusion.

Malgré une évolution de la ligne narratrice un peu courue d’avance, j’ai trouvé l’écriture de Thomas Geha simple, claire et assez poétique. Il arrive à faire passer ses messages (utopistes ?) sans heurts et à nous captiver dans la découverte de Seinbeck avec facilité. Ses personnages sont attachant, notamment Kee le « héros » et Sirval, le Salamandre, dont la relation amicale est la plus intéressante. Les tribus m’ont aussi beaucoup plût, leurs noms surtout toujours portés vers les étoiles et l’espace, montrant que les nomades n’oublient pas d’où ils viennent mais qu’ils ont su s’adapter. Je pense qu’avec un peu plus de pages, cela aurait été intéressant d’en savoir plus sur cette organisation tribale (et ça aurait fait encore plus Vancien ^_^).

Juste un petit point que j’aimerais souligner. Je ne suis pas contente ! Les Salamandres ne sont pas des reptiles ! Ce sont des amphibiens hein è_é. Ok, ça ressemble à un lézard mais ça à plus une tête de grenouille quand même !?
Nan mais, plus sérieusement, ce petit détail qui a dû passer inaperçu pour beaucoup, moi il m’a carrément fait buguer la première fois que je l’ai lu… je suis une écologue et ai donc une formation en biologie et j’adore les amphibiens, ceci explique peut-être celà. Hum. Non mais en plus, c’est dommage parce que tous les détails biologiques de l’espèce sont justes, on voit qu’il y a eu de la recherche et donc c’est un peu ça qui me chagrine, y’a eu recherche mais il reste l’erreur taxonomique (qui m’a sauté aux yeux). Bon je ne vais pas m’appesantir plus là-dessus, on va croire que j’ai détesté le roman, alors que c’est faux.

Au final j’ai passé un bon moment avec ce court roman à la fin très touchante (j’ai dû me cacher dans mon écharpe à la fin pour pas que les gens du RER me voient avec les larmes aux yeux), même en y repensant en écrivant la chronique ça m’émeut encore un peu (oui, je suis une âme très sensible *coeur, coeur, tout ça*). Un récit emprunt de tolérance et d’espoir en l’humanité car à travers le personnage de Kee l’auteur croit en l’évolution des mentalités. Me reste plus qu’à découvrir le reste de l’oeuvre de monsieur Geha, qui semble-t-il est assez prolifique (l’intégrale Alone me fait grave de l’oeil, je crois que je suis dans une période post-apo)(et là, vous ne le savez pas, mais je tease pour les prochaines chroniques…)(mouahahahaa, je suis machiavélique).

  

* Blabla supplémentaire *

D’autres avis chez Dup, Spocky, Lune, Kissifrot, Lorhkan, Cornwall, Blacky

  

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3e lecture

  

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1ère lecture !

 

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7 réponses

  1. Lorhkan dit :

    Un très bon souvenir !
    Ce roman bien écrit, qui prend son temps, un peu mélancolique, vancien comme tu le soulignes, et avec son lot d’émotions (cette fin…) reste le parfait exemple de mariage réussi entre le Geha « posé et réfléchi » (cf son recueil « Les Créateurs ») et le Geha plus « pulp » (cf « Le sabre de sang » en fantasy ou « La guerre des chiffonneurs » en SF, qui fait partie du même cycle que « Sous l’ombre des étoiles »).

  2. Phooka dit :

    Merci pour cette belle chronique!
    Moi ej suis plongée dedans en ce moment et vu que tout le monde semble avoir la larme à l’oeil à la fin et vu que je suis vraiment coeur d’artichaut, il va falloir que je prépare les mouchoirs …

  3. Escrocgriffe dit :

    J’adore les romans sur la différence, avec des aliens victimes de la folie des hommes… Ton article m’a convaincu, je lirai ce bouquin, c’est une certitude ! Merci ;)

  4. Dup dit :

    Han ! Et je n’ai même pas percuté avec ces salamandres prises pour des reptiles, alors que c’est ma branche mine de rien moi aussi ! Honte à moi, à Thomas et bravo à toi Jae_Lou :D
    Une bien belle chronique !

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