[Roman #68] Léviathan, tome 01 : La chute – Lionel DAVOUST (2011)

* Présentation *

Lionel Davoust faisait partie des auteurs que j’avais très envie de découvrir suite à divers avis de blogopotes. Lors d’une rencontre aux Futuriales 2013 (mes premières et aussi mon premier festival littérature ever) j’ai acheté le premier tome de Léviathan (et nous avons eu une discussion fort sympathique sur son petit orque). Je n’ai pas osée ensuite aller le revoir lors de mes premières Utos (2013) puisque je n’avais pas lu encore son roman… c’est pour cela que j’ai inscrit ce tome dans mon challenge ABC 2014, afin de me botter un peu les fesses. Et il ne manquait plus que le Weekend à 1000 avec MarieJu pour le mettre en LC et hop ! (oui, je raconte un peu ma vie) (bisou)

    

La chute 
Série Léviathan, terminée, 3 tomes.
De Lionel Davoust
Parut aux Éditions Point en 2013, 427 pages.
Couverture : Sophie Daret (photo), PlainPicture/Bluegreen/Micheal Pitts

Dans ma bibliothèque – Première lecture
Ma note : – très bon

 

Résumé : 1984, au large des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître dans la tourmente.
2011, Los Angeles. Michael, désormais adulte et père d’un petit garçon, nourrit à l’égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l’appréhension et la culpabilité d’abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l’Antarctique. Or, il est loin de se douter que cette expédition suscite l’inquiétude au sein d’une mystérieuse organisation séculaire, le Comité, dont les membres ont développé au fil du temps des pouvoirs supérieurs aux capacités humaines. Un de leurs agents, Masha, est personnellement chargé de veiller à la bonne marche d’une machination que le chercheur risquerait de mettre en péril. Ses directives sont claires : Michael ne doit jamais atteindre l’Antarctique. Cependant, Masha refuse d’accomplir aveuglément sa mission : elle est bien déterminée à percer le secret qui entoure Michael. Car ce dernier représente pour elle plus qu’une simple cible.
D’Amérique en Antarctique, de complots en trahisons, Michael et Masha, alliés qui s’ignorent, courent le risque de jouer contre leur propre camp, tout en s’exposant à la haine de leurs adversaires.

  

« Le désert de rocaille s’étendait sous un ciel noir sans lune, aux étoiles si lointaines qu’un seul soupir semblait capable de souffler leur éclat pâle. »

  

* Mon avis *

Lionel Davoust place son intrigue dans notre monde, où l’on suit alternativement un scientifique et une jeune femme reliés on ne sait comment au début. En arrière-plan de ces protagonistes, deux organisations secrètes s’affrontent, on ne sait pas encore vraiment pourquoi. Mais les manipulations, trahisons sont nombreuses et les révélations, plus ou moins évidentes, accompagne l’apparition de la magie.

Nous apprenons donc à connaître Michael, biologiste marin qui a une peur panique de l’océan. Et cela résume bien tout le principe du roman où s’opposent toujours deux faces. Michael est irrémédiablement attiré par la mer, mais son expérience le fait reculer à chaque fois. Il va combattre cette terreur, de premier abord pour son boulot mais aussi pour lui-même, parce qu’il sent que cela va lui permettre de se retrouver. Et de quelle manière il va s’affranchir de sa peur, en se portant volontaire pour étudier la biologie marine en Antarctique (le rêve *__* !). Et pourtant, il n’a absolument aucune conscience de ce qui se passe réellement autour de lui.
Car Masha, mage de la voie de La Main gauche, a pour mission d’empêcher que Michael ne se rende en Antarctique. Pourquoi, elle-même ne le sait pas, mais sa société le veut à tout prix.
Et oui, l’histoire des voies de la main gauche/droite est des plus intrigantes ! (je ne peux m’empêcher de faire un lien de titre avec La main gauche de la nuit de Ursula Le Guin, je ne l’ai pas lu et je me demande s’il y a un lien quelconque ?). On ne sait pas grand-chose sur ces voies, sauf qu’elles en savent plus que nous et que pour elles, Michael peut représenter un grand danger (?) Elles sont les instigatrices de manipulations qui au final font qu’on ne sait plus à qui faire confiance. On est toutefois loin de la séparation manichéenne droite/gauche, l’auteur prenant soin de donner quelques éléments de chaque camp sans pour autant trop orienter son propos pour l’un ou l’autre. Personnellement, je n’ai pas encore défini qui a raison ou tort (sûrement aucun des 2).

En petit aparté, je dois dire que j’ai été allergique au Keller dès le départ. La façon bien-pensante de faire remarquer aux gens à quel point eux sont parfait et les autres pas… et le discours sur les enfants et la responsabilité envers la famille… ça m’a énervé ! Et c’est marrant parce que ce sont des sujets que l’auteur a déjà abordé sur son blog (ou facebook).

J’ai trouvé le style de Davoust très travaillé, le rythme sur lequel se déroule l’intrigue représente à mes yeux très bien l’esprit, l’ambiance de la mer (c’est là que vous vous demandez si je vais bien dans ma tête). La mer (l’océan) est une entité que nous ne pouvons maitriser, et qui est pour moi aussi un peu angoissante (mais je n’ai pas le même trauma que notre personnage). Et on ressent bien cette oppression, avec un texte qui prend le temps de s’installer, de couler partout dans les moindre interstices de la psychologie de nos deux personnages principaux. Et que l’on ne peut plus ensuite arrêter de lire, qui draine, nous entraine dans les remous du jeu qui se déroule bien au-dessus de nos capacités de déduction, jusqu’au point d’orgue inévitable.

L’ambiance du monde maritime m’a beaucoup plu et l’Antarctique me fait carrément rêver, car j’ai failli y aller en service civique (et je ne perds pas de vue le rêve d’y aller un jour grâce au boulot). On sent qu’il y a du vécu derrière. Tout ceci mêlé au charme, à la magie. Qui se fait discrète au début, mais dont on a une belle démonstration à un moment crucial (à la quasi fin quoi).

Finalement, le roman démarre doucement pour finir en apothéose et on reste sur notre faim, car on sent qu’il s’est passé quelque chose d’important mais on ne sait pas quoi. Et même on ne sait pas si c’est bien ou mal. Plein de questions nous arrivent donc dans les dents : que vient-il de se passer ? Est-ce que finalement, le fait que Michael réussisse ou non à se rendre en Antarctique est vraiment le résultat de son choix véritable ? Que va-t-il arriver à Masha ? Qui sont vraiment tous ces gens ? Et finalement, que veulent La main gauche et La main droite ?

La fin du tome n’est que le commencement de la trilogie. C’est un peu le tome calme avant la tempête et nous avons atteint le sommet de ce qui semble une immense vague. Attention à la chute !

  

* Blabla supplémentaire *

BONUS ça fait plaisir : MarieJu m’a offert le tome 2 !! Y’a plus qu’à se programmer notre lecture commune :3

Ils l’ont tous lu : Blacky, Snow, MarieJu, Lelf, Julien, Tigger Lilly, Plume, Lorkhan, Lune, Elessar.

  

Lu dans le cadre des challenges

challenge-francofou-25

Challenge ABC 2014 copie 100255191

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21 réponses

  1. Mariejuliet dit :

    :-) (je pensais tout juste à quelqu’un qui c’était moqué pour une histoire de chronique :p).
    On attaque dans 10 jours! en gros ;-)

    • J.a.e_Lou dit :

      Muhuhu :3 (bah quoi, c’est bien, je l’ai sortie avant de lire la suite :P)
      Et oui ! Va falloir qu’on se cale les parties et le premier rendez-vous ! :D

  2. Lorhkan dit :

    Un peu long à démarrer, mais l’histoire est originale et très bien écrite. La suite est encore meilleure… ;)

    • J.a.e_Lou dit :

      Pour la suite, je vois ça en février avec MarieJu !
      Je n’ai pas souvenance de la longueur à démarrer, ça prend peut-être un son temps mais ça ne m’a pas gêné :)

  3. Vert dit :

    Faut que je le lise un jour… mais j’attends que tout sorte en poche donc forcément…

  4. Cornwall dit :

    Très bon souvenir de lecture. Et pas eu non plus cette impression de longueur au démarrage, alors soit Lorhkan se plante, ce qui peu arriver, si si :p Ou on est pas objective quand il s’agit de Lionel.

    En même temps Lionel Davous ne m’a jamais déçu.
    Il me reste le tome 3 à lire, encore un livre qui aurait du sortir rapidement de ma PàL, mais qu’est ce que je fous dedieu !!

    • J.a.e_Lou dit :

      Ahah, j’en ai plusieurs en stock aussi des « à lire, viiite !! » mais qui y reste on ne sait pas trop pourquoi ^^
      Ben finalement, à part celui-là je crois que je n’ai rien lu d’autre de Lionel !! Dingue :O ;)

  5. dorisfac dit :

    Je vais te botter tes petites fesses… C’est que tu ne m’as signalé aucune chronique ! Tsss ! ;-)<
    Sinon, définitivement, j'attaque "La Chute" cette semaine.

  6. Merci ça me motive encore plus à le lire, pour dire à l’auteur tout le bien que j’espère penser de son livre aux Imaginales! Jolie chronique!

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