[Roman #66] Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour – S. G. Browne (2009)

* Présentation *

Offert par MarieJuliet pour mon anniv’ ce roman chaudement recommandé par Cornwall a donc atterrit dans ma P.A.L. en septembre. Il en est ressortie fissa, pour que je puisse faire partie des survivants au challenge Zombies en cours. Et en plus, parait que c’est drôle, en ce début d’automne, j’avais besoin d’humour.

 

Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour (Breathers. A zombie’s lament)
Série, en cours ?, 2 tomes.
De S. G. Browne traduit par Laura Derajinski
Parut aux éditions Folio SF en 2014, 389 pages.
Couverture : Johann Bodin
Dans ma bibliothèque – Première lecture
Ma note : – très bon

 

Résumé : Andy vit en paria depuis sa résurrection spontanée après un accident de voiture. Ce nouveau zombie n’a pour morne horizon que le cellier familial, où il cuve les grands crus de son père, et ses réunions mensuelles aux Morts-Vivants Anonymes.

 

« Je me réveille sur le sol dans l’obscurité. »

 

* Mon avis *

Browne nous plonge dans les États-Unis de la côte ouest, alors que partout dans le monde un pourcentage des morts s’est réveillé sans que l’on sache pourquoi. Nous avons donc là un roman zombie, mais pas avec le zombie idiot qui marche tout droit et qui ne veut que manger de la chaire fraîche. Ce sont des personnes comme vous et moi. Juste que leurs cœurs ne battent plus et qu’ils ne ressentent plus là douleur. Et ils sont devenus les nouveaux parias de la société bien pensante.

 

Nous suivons donc Andy, zombie de son état suite à un accident qui l’a laissé sans voix (littéralement) et boiteux. C’est lui qui nous raconte l’histoire. Sa vie (sa non-vie plutôt) se partage entre les séances aux MVA (ou morts-vivants anonymes) et la cave de ses parents. Les zombies subissent un fort rejet, de la part de la société mais aussi souvent de leur famille, sans reconnaissance de statut ni droit. Généralement, ils se putréfient sur pieds. Un jour pourtant, Andy commence à observer des changements en lui. Il va en avoir plus qu’assez et va remettre en cause le traitement qu’il subit au quotidien et essayer d’obtenir des droits pour les zombies.

Ray, zombie solitaire et chasseurs de chevreuil, va aidé Andy à ouvrir les yeux sur sa condition et Rita la jolie zombie va l’aider à s’accepter dans sa non-vie et à faire le deuil de sa vie passée.

Pour moi, la trame de fond de ce roman est particulièrement visible et bien traitée. Browne y critique la société en générale, américaine en particulier. Il y parle du traitement des minorités et de l’intolérance envers ceux qui sont différents et qui nous font peur. Mais aussi de l’influence des médias sur la perception de ces minorités. Ou encore du deuil et des choix qu’il nous faut faire pour se sortir d’une situation. J »ai bien aimé le côté précision de comment les zombies font pour la préservation du corps mort, leurs gestes du quotidien de mort-vivant pour rendre un peu plus crédibles (vivants ?) les personnages, les situations et le contexte. Mais attention, je ne dis pas que les remèdes sont réellement efficaces (houlà, non !) (heuu, ne tentez pas hein ?).

Il y a un bon parfum d’humour noir (et parfois acide) et une fine couche d’haiku tout le long de la lecture et ce pour notre plus grand plaisir. A chaque fois que je sortais de ce roman pour reprendre (une vie normale) ma route -pour le boulot ou pour chez moi, j’étais joyeuse. Ce roman donne bonne mine, lisez-le donc ! Et en plus, même s’il y a une suite, ce tome se suffit à lui-même.


* Blabla supplémentaire *


Les avis de MarieJuliet, LuneDup.

 

Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour est le premier tome des aventures d’Andy

Deuxième tome : Le Jour où les zombies ont dévoré le Père-Noël (Mirobole 2014)

 

Entre dans le cadre des challenges :

zombies challenge

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4 réponses

  1. Mariejuliet dit :

    Andyyyyyyyyyyyyyyy! :-) <3

  2. Dareel dit :

    Le côté critique implicite de la société est bien fait, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus plu. Ok y’a un gros clin d’oeil au traitement des minorités, mais j’ai aimé me plonger dedans sans chercher ce genre de points, juste en lisant une histoire de zombies. C’est pour ça que Browne est fort, il arrive à divertir tout en faisant passer un message !

  3. Acr0 dit :

    Heureusement que la couche d’haiku est assez fine ;) Elle rajoute ainsi un peu d’humour, sans oublier les « vous ne pouvez pas comprendre ». En tout cas, je me suis bien marrée et l’histoire est agréable.

  4. Lelf dit :

    Tu mens Callaghan ! Ce roman ne peut se suffire à lui même. Il arrache des cris de frustration intense, déclenche des crises de manque, donne envie de dévorer la suite (à défaut de quelqu’un). :p

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