Category: "Chapitres"

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11/02/11

BD de Science-Fiction et informatique

  10:03:00 pm, by Jac Lou   , 281 words  
Categories: Chapitres

 Des revues de science-fiction ont alimenté mon imaginaire dès la fin des années 1950. Il faut dire que je lisais tout ce qui me tombait sous la main, et que, remplaçant mon père au kiosque à journaux le jeudi ou le dimanche matin, j'avais de quoi faire. Je me souviens de "ATOME KID" et j'ai oublié le nom d'une deuxième revue (peut-être MÉTÉOR ou COSMOS ? Voir le site ComicsAZ -pub gratuite-) qui me paraissait pourtant meilleure, avec des scenarios plus solides.

 Dans ces revues, où l'aventure était à l'honneur, l'informatique n'était pas encore présente; mais on y parlait parfois de robots. On ne s'étendait évidemment pas sur les principes sous-jacents à l'activité plus ou moins indépendante de ces êtres mystérieux et potentiellement dangereux. Parfois, un aléas dans leurs aventures laissait entrevoir dans la tête de ces êtres artificiels des fils et des lampes, "circuits électroniques" de l'époque, ou même de drôles de machines qu'on qualifiait de "neutroniques" (sans doute parce que c'était déjà plus étrange qu'électronique). Les aventuriers de l'espace étaient bien aussi équipés de machines fantastiques capables de traduire les langages des extra-terrestres en temps réel. Ils utilisaient également des machines à communiquer combinant la parole à l'image. Il faut se souvenir que la télévision était dans sa première décennie dans le grand public. Mais je ne me souviens pas d'un ordinateur ayant eu la vedette. D'ailleurs le mot même n'est apparu qu'en 1954 et n'a pas eu tout de suite le succès qu'il connaît aujourd'hui. Dans les revues de Science-fiction, souvent (mal) traduites de l'américain, on parlait plutôt de calculateurs (c'est à peu près tout ce dont les machines de l'époque étaient capables: calculer).

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25/02/11

Calculer avec ET et OU

  08:32:00 am, by Jac Lou   , 310 words  
Categories: Chapitres

 J'ai assez peu de souvenirs précis de ma vie scolaire; une cinquantaine d'années plus tard, ce n'est pas surprenant. Pourtant un épisode est encore vivace et doit certainement être lié à mon intérêt pour l'informatique. Au début des années 1960, j'étais interne à l'École Normale d'Instituteurs de Versailles. A cette époque l'École Normale était un internat qui préparait - fort bien - au baccalauréat avant de former les maîtres d'école. Un de mes co-internés présenta un jour un travail personnel sur la logique binaire, sur la façon de l'utiliser pour faire des calculs et sur une représentation matérielle des différentes fonctions. Il nous démontra qu'on pouvait effectuer des additions à l'aide d'interrupteurs câblés de manière à simuler des fonctions "OU" et des fonctions "ET". Je ne vis pas bien les applications possibles de cet exercice. Il faut dire qu'il omit probablement dans son exposé de nous parler des ordinateurs, le mot, inventé en 1954, n'était d'ailleurs pas encore très en vogue. Cependant la démonstration me plut et je passai quelques heures pendant les "études du soir" suivantes à dessiner des machines à calculer utilisant des interrupteurs, ignorant encore, à l'époque, les prouesses mécaniques d'un dénommé Blaise Pascal en matière de machines arithmétiques avec sa "Pascaline" ou celles, plus tardives, de Charles Babbage avec sa "machine à différences".

 Plus tard, lorsque je découvris l'électronique logique, le démon me reprit et je passai beaucoup de temps à composer des fonctions complexes à l'aide des circuits de base. Ces jeux avec les fonctions se concrétisèrent ultérieurement, dans les années 1980, dans une gestion multibanques de la mémoire vive de mon ordinateur Heathkit H89 (Zenith Z89), qui passait ainsi de 64 à 256 ko (oui, c'est bien "kilo" qu'il faut lire), ainsi que dans quelques appareils à vocation scientifique notamment un intégrateur d'activité neuronale par époques programmables et des modules numériques pour stimulateur nerveux.

03/03/11

Le projet MAC

  08:48:00 am, by Jac Lou   , 380 words  
Categories: Chapitres

  Dans les revues qu'on appelait de "vulgarisation", au cours des années 1960, on commençait à lire des articles sur les ordinateurs, ces machines entrevues comme potentiellement omnipotentes.

 En 1963 les Américains lancent un programme ambitieux qui vise à étendre les capacités des machines de calcul. On le nomme projet MAC, acronyme double pour 'Machine Aided Cognition' - Connaissance Assistée par Machine - ou pour 'Multiple Access Computer' - Calculateur à Accès Multiples. Il s'agit de fonder les bases d'une "communauté en ligne", autrement dit d'un réseau. Ce programme se poursuivra jusqu'en 1967, date à laquelle le MAC Laboratory est créé au MIT. Ce laboratoire changera de nom en 1976 (voir le détail dans les pages "Histoire des outils et réseaux d'information" de l'Université Rennes-2).

 Les universités américaines se lancent dans le développement d'applications de l'Informatique. Un de ces programmes d'études, destiné à comprendre les réactions chimiques, se traduira par la première réalisation d'un film d'animation montrant la rotation de molécules chimiques dans l'espace. La description du dispositif est intéressante pour estimer le chemin parcouru depuis cette époque. Le coeur du système était un calculateur PDP 7. Les calculateurs de la série PDP, de DEC (Digital Equipment Corp) ont fait les beaux jours des laboratoires de recherche fortunés. Ce calculateur servait en fait d'interface entre les humains et le "vrai" calculateur, un IBM 7094, trop coûteux pour être entièrement affecté au programme. La liaison entre les deux machines se faisait par téléphone, à la vitesse déjà jugée trop lente de 1200 bits par seconde. Chaque image de l'animation à produire est paramétrée sur le PDP, envoyée à l'IBM pour calcul, renvoyée vers le PDP qui finalement l'affiche comme une image fixe sur un écran, qu'on qualifiait de cathodique, Noir et Blanc. Cette image est alors captée par une caméra vidéo et stockée sur bande magnétique. Ouf! Une séquence de 4 minutes demande 4 à 5 heures de travail et utilise au total 5 à 8 minutes du précieux "temps machine" de l'IBM 7094. Bien sûr, il n'est pas encore question de 3D et de rendu des surfaces. Les images sont du type "fil de fer". Par contre il est déjà possible de s'offrir la couleur. Mais cela nécessite la production de 3 images différentes pour chaque image du film et leur capture à travers les 3 filtres correspondant aux couleurs primaires.

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