Category: "Souvenirs"

Vieux motards que jamais [2]

Le 21 Octobre 2016 by Jac LouRéagir » • Partagez » Partagez cet article sur Facebook Partagez cet article sur Google+


English version (click)

Ne pas aimer jeter au point de conserver quasiment tout, est un défaut qui m'est parfois reproché. Nul n'est parfait, même pas moi, mais au moins mon imperfection n'est elle pas trop dérangeante. Tout au plus est-elle encombrante. Elle a cependant au moins un côté positif, c'est qu'avec un peu de persévérance ou un peu de chance je peux parfois retrouver des papiers ou des objets qui ont une histoire et me rappellent des souvenirs enfouis. J'ai récemment retrouvé une enveloppe de type "PAR AVION" - ou "BY AIR MAIL" -, vous savez (ou pas), ces enveloppes très légères bordées d'un liseré bleu, blanc, rouge qu'on utilisait pour signaler qu'on souhaitait que le courrier ne soit pas acheminé par bateau ou dans une bouteille jetée à la mer, mais transporté par la poste aérienne. Les plus jeunes vont sans doutes en être étonnés, mais il y eut en effet une époque - et je l'ai connue - où il fallait préciser cela et bien sûr payer en conséquence.

Enveloppe "Par Avion" provenant du Japon (le timbre a été déchiré)

Lorsque j'ai reçu ce courrier j'étais en pleine préparation de la soutenance de ma thèse de doctorat et j'étais assez fortement concentré sur cette activité. J'ai glissé l'enveloppe parmi mes papiers et je l'ai oubliée là. Je viens de la retrouver en faisant du rangement. Je dois avouer que je suis un peu honteux de n'avoir jamais répondu à mon ami Kotaro, mais il sait que je ne l'ai, lui, jamais oublié. Je remercie bien tardivement Kotaro pour cette "carte postale" qui refait surface aujourd'hui après trente-huit années. Elle faisait suite à notre rencontre à moto lors de son passage en France au cours de son périple autour du monde. J'ai déjà raconté cette rencontre dans un autre article (re voir "Vieux motards que jamais"), mais la carte préparée par Kotaro éclaire un peu mieux mon récit.

Deux photos étaient également glissées dans l'enveloppe. Je ne sais plus si c'est Kotaro ou moi qui les détenait. Elles ont sans doute été prises par un tiers réquisitionné pour l'occasion lors d'une balade à Paris. Sur celle de droite on discerne bien l'aspect "pattes d'éléphant" du pantalon que je porte - j'étais très "mode" à l'époque ;)

Kotaro et Jacques devant le Sacré-Coeur, en haut de la colline de Montmartre