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In response to: Le cousin Louis Louvel, né à Ernes

Comment from: Jac Lou [Member]

Merci Jean Daniel pour toutes ces informations passionnantes. Nos deux anciens se sont côtoyés, ont été tués ensemble et cela nous rapproche plus de cent ans après… Je n’ai pas eu votre chance d’avoir des lettres écrites par le cousin Louis sur lesquelles j’aurais pu appuyer mon récit. Je vous envie. Si vous avez publié vos informations de votre côté, n’hésitez pas à nous donner le lien ici.
Cordialement, Jacques

14/07/21 @ 10:26

In response to: Le cousin Louis Louvel, né à Ernes

Comment from: Jean Daniel Reuss [Visitor]  
Jean Daniel Reuss

Comme Louis Louvel, mon grand-père, Paul Reuss, fut incorporé au 5ème Régiment d’Infanterie (5ème R.I.) à la caserne Dumont-d’Urville à Falaise et fut considéré comme disparu dans le no man’sland autour du pont du Godat, le 26 septembre 1914.

••• Voici quelques courts extraits des nombreuses lettres que Paul Reuss (5ème R.I., 7° compagnie), écrivit à ma grand-mère, Marguerite Reuss-Cadier, (et qu’elle reçut, en fait, bien après le 26 septembre).

4 septembre 1914 : « ….nous entendons tout à coup siffler les balles autour de nous. Chacun cherche un abri….tiré mon premier coup de feu contre un ennemi invisible dans un bois…».

7 septembre 1914 : « Deux corps d’armée français se battent en avant et nous sommes en réserve, ce qui permet de se reposer un peu…Les allemands continuent à reculer. L’entrain revient parmi nous malgré l’absence de vivre….».

10 septembre 1914 : «…Des obus d’une batterie allemande tuent quelques-uns des nôtres à l’avant garde. Nous traversons la Marne sans encombre et avançons très prudemment….».

18 septembre 1914 : « Tous les jours la mort fauche impitoyablement dans nos rangs et nul ne peut savoir quand son heure sera venue…».

25 septembre 1914 : « Depuis 10 jours, nous sommes ici, en face de l’ennemi, couchés dans des tranchées plus ou moins abrités….On se fait très bien au danger et on ne s’inquiète presque plus des éclats d’obus quand par hasard ils viennent à tomber près de nous…Mes chaussures commencent à se déchirer et à faire eau ce qui est bien ennuyeux ; mais si la campagne ne se prolonge pas trop longtemps je ne serai pas obligé de marcher pieds nus….».

Mais finalement le cadavre de Paul Reuss fut retrouvé dans le no man’s land, puis authentifié, Si bien que sur sa fiche de décès, du 22 août 1918, on peut lire “tué à l’ennemi” et non “disparu” et qu’une croix de la Nécropole Nationale de la Maison Bleue à Cormicy porte son nom avec le numéro 131.

••• Voici des extraits d’un article ancien qui pourrait apporter des précisions sur les circonstances des morts de Louis Louvel et de Paul Reuss.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6528898x/texteBrut
Titre : Les Combats du Godat. Pages d’histoire de la 12e brigade. Préface du colonel Jacques Renié
Auteur : Bouvier Henri.
Éditeur : Berger-Levrault (Nancy)
Date d’édition : 1925

«… Quand on parle du Godat à ceux qui ont combattu là en 1914, on comprend que l’émotion la plus forte de cette bataille, celle qui leur laissa le souvenir le plus vivace et le plus pathétique, ils l’ont vécue dans la nuit du 25 au 26 septembre 1914. La lutte atteignit à ce moment-là son maximum d’intensité, et ce fut une lutte terrible, dans le désordre de la nuit noire, où l’on s’entretua à tâtons. »

Au sujet du soir du 25 septembre 1914:

«….dans la maison d’habitation de la ferme du Godât, à quelques mètres des tranchées de première ligne.
… un vacarme indescriptible produit par une fusillade intense au milieu de laquelle on entendait des cris de toutes sortes.
Les Allemands, en colonnes serrées, cherchaient, par une attaque de nuit, à s’emparer du pont du Godat et à rejeter le 5e R. I. sur la rive ouest, ce qu’ils n’avaient pu faire dans dix attaques de jour.
Nos postes d’écoute, submergés, avaient à peine pu donner l’alarme, et les colonnes ennemies, poussant de formidables hourrahs, s’étaient précipitées la baïonnette basse sur nos fantassins épuisés de fatigue.
…………
…………
Cependant le combat se poursuivait de tous côtés dans un grand désordre causé par la surprise, la nuit très noire et la difficulté de coordonner les efforts. C’est alors que les initiatives individuelles dirigèrent l’action dans ce corps à corps sanglant où se révélèrent les magnifiques qualités que des chefs tels que le général Lavisse et le lieutenant-colonel Bouteloup avaient su développer dans le cœur de leurs soldats.
………..
………..
Malgré la cohue, malgré l’émoi, malgré les cris terribles qui dominaient le bruit et affolaient les têtes, il y eut des prodiges de valeur tels que l’ennemi, malgré sa supériorité numérique, ne put aboutir dans ses projets.
…………
De-ci, de-là, des poignées d’hommes groupés autour de chefs énergiques tinrent tête à l’ennemi, brisant son effort et le forçant à refluer. C’est ainsi que l’adjudant-chef Desrives, avec quelques servants, installa sa mitrailleuse près de la route du Godat et faucha sans arrêt les vagues renouvelées des assaillants.
……..
Nos pertes furent lourdes, certes, mais l’ardeur des nôtres fut si grande, et si grandes aussi leur bravoure et leur opiniâtreté, que la brigade bavaroise, en se retirant laissa……
………………
la ferme n’est pas reconstruite après la guerre (le pont sur le canal non plus). ».

••• Voici un article actuel, qui me parait intéressant, sur la “psychologie du fantassin", par le spécialiste militaire bien connu, Michel Goya.

https://www.cairn.info/revue-les-champs-de-mars-ldm-2003-1-page-81.htm

Jean Daniel Reuss, petit-fils de Paul Reuss

13/07/21 @ 19:30

In response to: Les écureuils du Mont Royal

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

Merci pour cette escapade champêtre en pleine ville… Sympa les souvenirs !
Il y a quelques jours à peine, vers la fin du confinement, ma fille me disait “mon rêve c’est d’aller visiter Montréal". Je ne sais qui lui a mis cela dans la tête, mais ce n’est pas moi !

25/06/21 @ 19:42

In response to: Les écureuils du Mont Royal

Comment from: Cousin [Visitor]
Cousin

Vraiment pas farouches et grassouillets à souhait !

04/06/21 @ 15:43

In response to: Raies et Requins à l'aquarium de Loch Lomond

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

L’extrait d’algue que tu évoques pourrait bien être l’acide okadaïque, une autre neurotoxine que j’ai pas mal testée, en particulier à Broca. En revanche je n’ai jamais fait de dégustation de ciguë, que ce soit la petite, la grande, ou l’aquatique, et ce d’autant moins que mes connaissances en botanique sont très limitées…

21/05/21 @ 19:33

In response to: Raies et Requins à l'aquarium de Loch Lomond

Comment from: Jac Lou [Member]

Merci Jacques pour ton commentaire. C’est vrai que, comme tu le dis “Nous vivions dangereusement !". Les “outils” utilisés pour étudier les différents modes de fonctionnement des cellules du cerveau sont souvent des poisons très puissants produits par synthèse chimique ou provenant de sources naturelles végétales ou animales, comme la tétrodotoxine extraite du poisson-globe que tu cites. J’ai également le souvenir de deux occasions où j’ai utilisé de tels poisons nouvellement caractérisés et réputés extrêmement efficaces. La première fois qu’on les utilise, on prend mille précautions et notre cerveau invente même éventuellement un certain “malaise” à la fin de l’expérimentation. Et puis ça passe … À la fin des années 1970, un collègue m’a mis en relation avec un toxicologue de Rennes, Jean Pierre Anger, qui avait eu à caractériser quelle était la substance à l’origine d’un empoisonnement accidentel. Une personne était morte après de graves troubles neurologiques, notamment des crises d’épilepsie, à la suite de la consommation de ce qu’elle croyait être des carottes sauvages. Au lieu de carottes, il s’agissait en réalité de racines d’Oenanthe safranée (Oenanthe crocata). Avant de se nourrir à la façon d’un “sauvage", il vaut mieux apprendre à reconnaître les plantes ! Le toxicologue m’avait fait parvenir plusieurs extraits dont un purifié ne contenant que la molécule apparemment coupable, l’oenanthotoxine. C’est donc avec de l’appréhension et des précautions extrêmes que j’ai commencé une étude des effets de la dite molécule. Avec le collègue Patrick Chauvel, nous avons publié une description de ces effets en français dans un Compte-rendu à l’Académie des Sciences. Pour mes amis non spécialistes : une telle publication n’est pas aussi prestigieuse qu’il y paraît; publier en français est loin d’avoir la portée d’une publication en anglais dans les Comptes-rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS) par exemple. Une autre fois, une jeune biologiste marine était venue me voir pour me soumettre une toxine extraite, si je me souviens bien, des moules contaminées par une algue toxique, lors d’un de ces épisodes qui revient régulièrement en été. Cette biologiste était persuadée ressentir des symptômes après avoir travaillé à l’extraction de la toxine. Mon labo n’était pas de niveau P4, ni même P3, en fait P-rien-du-tout, mais j’ai accepté de tester la chose sur la transmission entre les cellules nerveuses du champ CA1 de l’hippocampe (précision pour les non spécialistes : il s’agit d’une structure nerveuse portant ce nom et pas de l’animal marin). Résultat négatif, y compris sur l’expérimentateur. J’étais toujours vivant et pas plus fou qu’avant. L’histoire s’est arrêtée là.

21/05/21 @ 19:02

In response to: Raies et Requins à l'aquarium de Loch Lomond

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

Cela me rappelle que dans mon premier labo visité (Liège), nous avions aussi un aquarium avec de sympathiques anguilles électriques. Mieux valait ne pas les caresser, leurs décharges étant mortelles. Une équipe en étudiait les canaux sodiques isolés à partir de leur organe électrique. Et le ligand utilisé pour en estimer la quantité était la tétrodotoxine (TTX), préparée à partir du foie du tétrodon, un autre poisson bien sympathique. Le premier était acheminé vivant d’Amazonie, le second restait sagement au Japon, seule sa toxine nous était envoyée par colis spécial contenant de quoi tuer une bonne partie de la ville… Nous vivions dangereusement !

20/05/21 @ 17:08

In response to: Les macaques de Rocamadour

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

Merci Jacques pour ce reportage au sein de la société primate.

Ces macaques ne seraient dotés que de la conscience du 1er degré, mais les expressions bien captées sont très anthropomorphes, à moins que ce soit les nôtres qui sont (encore) simiesques… Je craque pour la 2ème vue, et les jeux acrobatiques du petit sous le regard inquiet de la mère !

08/05/21 @ 16:29

In response to: Danses du Limousin & Quercy à Bretenoux - 1995

Comment from: Chantal COUSIN [Visitor]
Chantal COUSIN

j’adore! j’ai fait un peu de danse folklorique par le passé et dès que j’entends cette musique j’ai envie de bouger !!

18/04/21 @ 11:28

In response to: Excursions aux chutes du Niagara 1973-1993

Comment from: Chantal CHANDELLIER [Visitor]  
Chantal CHANDELLIER

Super beau, quel plaisir de voyager avec toi.

16/04/21 @ 23:41

In response to: Excursions aux chutes du Niagara 1973-1993

Comment from: Chantal COUSIN [Visitor]
Chantal COUSIN

Waouh !! je ne me figurais pas un tel vacarme ! Spectacle vraiment très impressionnant !

16/04/21 @ 16:44

In response to: Excursions aux chutes du Niagara 1973-1993

Comment from: Jac Lou [Member]

Jacques Laschet a écrit : “tu as dû mouiller ta chemise pour la vidéo”
oui, j’ai un peu hésité avant de sortir la caméra… et puis je me suis jeté à l’eau.
PS “pour de vrai” : j’ai mis la caméra dans un sac en plastique.

16/04/21 @ 16:34

In response to: Excursions aux chutes du Niagara 1973-1993

Comment from: Jacques Laschet [Visitor]  
Jacques Laschet

Impressionnant, assourdissant … et tu as dû mouiller ta chemise pour la vidéo !

16/04/21 @ 15:30

In response to: Carennac (Lot) : le tympan de l'église St Pierre

Comment from: HEMERY [Visitor]
HEMERY

Tous mes compliments pour ce beau travail de restitution .
Le site en vaut la peine .

14/04/21 @ 21:19

In response to: Relève de la Garde - Ottawa 1974-1993

Comment from: Jac Lou [Member]

Laschet a dit : “pour les ordres hurlés … je pense que c’est de l’anglais…”
Jacques, je te confirme que - en principe - ça pourrait bien être du français, mais “ça dépend” de l’unité en exercice … Voir le Nota après le point 44. dans cette page
JL

11/04/21 @ 19:57

In response to: Relève de la Garde - Ottawa 1974-1993

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

Sympa et folklorique à la fois.
Alors, pour les ordres hurlés, je n’en ai pas saisi grand-chose non plus, mais je pense que c’est de l’anglais…
ceci par pure hypothèse tablée sur le fait que je n’ai trouvé presque aucun parallèle phonétique avec les ordres similaires que j’ai appris en français…

11/04/21 @ 19:02

In response to: Poteau portant des stigmates

Comment from: Yann Onim [Visitor]
Yann Onim

Le bagne de l’île de Ré. Petit souvenir d’un jeune parisien un peu stupide. En 1952, au cours de vacances à l’île de Ré, nous sommes allés visiter, mes parents et moi, le bagne de l’île de Ré. Sur la route nous avons rencontré un groupe d’hommes en tenue de travail équipés de fers aux pieds. J’ai immédiatement pensé que c’étaient des bagnards. Bien sûr… ils étaient équipés pour grimper aux poteaux électriques ou téléphoniques. Contribution anonyme. GK

07/04/21 @ 13:56

In response to: Poteau portant des stigmates

Comment from: Cousin Chantal [Visitor]
Cousin Chantal

Il en a des choses à raconter ce poteau ! Chez moi, la ligne téléphonique qui me dessert est toujours supportée par un poteau de bois que le lierre ou la vigne vierge tentent de squatter. Et c’est le point de ralliement des poubelles du hameau pour faciliter le travail des ripeurs ! Mais je me souviens aussi des ouvriers qui grimpaient le long des poteaux avec leur griffes aux pieds.

01/04/21 @ 09:55

In response to: Poteau portant des stigmates

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

Cela fait largement plus d’un demi-siècle que je n’ai plus vu grimper les employés des PTT sur leurs poteaux, car j’étais encore de l’âge tendre et fort impressionné par ces grimpettes. Si mes souvenirs olfactifs sont justes, ces poteaux étaient imbibés de carbolineum (goudron de houille).

31/03/21 @ 17:53

In response to: AWACS de l'OTAN dans le ciel allemand

Comment from: Laschet [Member]
Laschet

Mon cher Jacques, il y a en effet moult similitudes entre nos deux mésaventures.
Il faut croire que les “Têtes brûlées” ne se sont pas contentées de sévir dans le Pacifique!
Nul doute que ces pilotes en rient encore aujourd’hui en racontant au coin du feu leurs anecdotes décoiffantes à leurs petits-enfants. De mon côté je pense que, depuis lors, je n’ai plus cessé d’être mal coiffé…

25/03/21 @ 10:05