Musique : naisssance du théâtre au Moyen-âge

Le 12 Juillet 2020 par Jac Lou Réagir (3) » Partage » Partagez cet article sur Facebook

  Le Moyen-âge n'est finalement pas avare de nouveautés. Après l'Ars nova que mon cahier d'Histoire de la Musique nous a fait découvrir précédemment (voir la liste des chapitres précédents -clic-), je vous propose d'assister, avec tambours et trompettes, à la naissance du théâtre. Le texte est augmenté par des liens vers les auditions des oeuvres et vers la biographie des auteurs cités dans le texte : les noms des auteurs mènent sur Wikipédia et les titres des oeuvres conduisent sur Youtube (*).

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Audition : drame semi-lithurgique (extrait) : le jeu de Daniel de Beauvais (♫).

Généralités

En même temps que le chant lithurgique se développait dans les cérémonies religieuses sous forme de plain-chant puis de musique polyphonique, l'Église cherchait à "instruire" le peuple et à frapper son imagination en introduisant dans ses offices des sortes d'actions dramatiques représentant la Passion ou la vie des saints.

1. Drames lithurgiques (IXe et Xe siècles)

Simple dramatisation du texte de l'office. L'action se passe dans le choeur en langue latine. Les personnages sont des clercs. Il n'y a aucune participation des fidèles, pas de décor et des costumes stylisés.

2. Drames semi-lithurgiques (XIe au XIIIe siècles)

Ils sont encore compris dans l'office, mais l'action se déroule sur le parvis et comporte d'avantage un caractère de spectacle. Le texte est en latin ou en langue romane. Les acteurs sont des clercs et des laïcs.

Par exemple : "Le jeu d'Adam" (♫) ou "Le jeu de Daniel"

3. Les mystères (XIVe et XVe siècles)

Ce sont de véritables pièces de théâtre pouvant durer plusieurs jours qui se déroulaient sur le parvis avec un grand concours du peuple. Toutes les formes de la musique vocale et instrumentale du temps y étaient représentées et y étaient même admis les divertissements dansés. Les décors étaient animés (les machines). Des intermèdes instrumentaux ou silentés intervenaient. Les auteurs, à l'origine des bourgeois, deviennent des professionnels comme ceux de la Confrérie de la Passion, reconnue officiellement par Charles VI.

4. Représentations sacrées (*)

Nom donné aux mystères italiens qui ont pour caractéristiques d'être entièrement chantés, agrémentés par des ballets et avec des machines (Léonard de Vinci)

nota : les auditions marquées en violet ne figuraient pas dans mon cahier

 

NB ce billet reprend un cours de notre professeur de musique à l'École normale d'instituteurs de Versailles, Roger Blin (1921-2017).

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L'original aux feuilles jaunies par le temps (2 pages)

 
 

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