Musique : Hector Berlioz (1803-1869)

Le 15 Nov 2020 par Jac Lou Réagir (1) » Partage » Partagez cet article sur Facebook

  Après une domination écrasante des musiciens allemands ou autrichiens, assez longue puisqu’elle a duré pratiquement une centaine d’années, le dix-neuvième siècle nous permet de ramener le projecteur sonore sur la France et d’écrire une page de mon cahier d’Histoire de la musique où les titres des oeuvres citées seront entièrement en français. Place donc au héros du romantisme français ! Dois-je répéter ce que vous savez déjà : que des liens vers les auditions des oeuvres et vers la biographie des auteurs cités viennent compléter et augmenter le texte original de mon cahier d’Histoire de la musique ? Les noms des auteurs mènent sur Wikipédia et les titres des oeuvres conduisent sur Youtube (*). Pour voir la liste des chapitres : clic

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Portrait de Berlioz jeune
Le jeune Hector Berlioz, par Émile Signol (*)

Berlioz n’est pas un musicien, c’est la musique même ! (Romain Rolland)

  Le génie d’Hector Berlioz c’est sa force créatrice. Il est né en 1803. Il se tourne vers la musique seulement à l’âge de vingt ans. Fils de médecin, il vient en fait à Paris pour préparer sa médecine. Il y rencontre le compositeur et professeur Jean-François Lesueur et entre au Conservatoire pour y faire des études accélérées. Il fait alors partie d’un groupe “Jeune France“. Il fréquente les théâtres. Il aime Shakespeare, Gluck, Beethoven et Weber. Il mène une vie romantique. En 1830, il vient d’écrire sa “symphonie fantastique” et il obtient le “Prix de Rome“. Malgré le peu d’envie qu’il en a, il ira faire le séjour à la Villa Medicis, à Rome, qui accompagne le prix qu’il a reçu. Conquis par le pays, il passera finalement plus de temps que prévu en Italie.

La symphonie fantastique

La symphonie fantastique est une oeuvre musicale autobiographique. Berlioz est alors fiancé à la pianiste Marie-Félicité Moke, celle-ci le néglige ou l’ignore. La symphonie est une composition destinée à séduire écrite dans la mansarde ou vit le jeune musicien. Elle raconte une histoire : c’est une symphonie à programme. Elle comporte cinq mouvements parcourus par un thème unique.

• 1. rêveries, passions
• 2. un bal
• 3. scène aux champs
• 4. marche au supplice
• 5. songe d’une nuit de sabbat

Audition : la symphonie fantastique : 1er mouvement
… et la suite si vous aimez (je le conseille). Si vous “n’avez pas le temps” (quel horrible prétexte !) ou si vous voulez juste un aperçu, je vous suggère d’écouter le deuxième mouvement “♫ un bal” interprété par l’orchestre de Radio France dirigé par Mikko Franck. Sa valse est très connue et je suis sûr que vous aussi vous la connaissez, sinon c’est l’occasion. Ensuite, puisqu’on est dans le fantastique, le cinquième mouvement “♬ songe d’une nuite de sabbat“, dans une interprétation dirigée par Léonard Bernstein, est inévitable. Ses accents vous seront forcément familiers.

  A son retour de Rome, sa fiancée ayant rompu avec lui, Berlioz tombe amoureux de Harriet Smithson, une actrice qu’il a vue interpréter Ophélie dans Hamlet de Shakespeare. Il l’épouse en 1833. C’est alors un compositeur et orchestrateur reconnu. À partir de 1845, plus apprécié en France comme chef d’orchestre que comme compositeur (nul n’est prophète en son pays), il va chercher le succès à l’étranger, notamment en Russie. Dans la dernière partie de sa carrière, il écrit des opéras (Les troyens , -/- Béatrice et Bénédict ). Il meurt en 1869.

  Il y a d’autres oeuvres de Berlioz qui peuvent éveiller des échos dans vos oreilles tant elles sont connues. J’en citerai deux :

Audition : dans “La damnation de Faust” ♬ La marche de Rákóczi

Audition : Le carnaval romain une ♫ ouverture d’après son opéra “Benvenuto Cellini”

  J’aime bien aussi ré-écouter une oeuvre qui est un peu moins connue; peut-être l’aimerez-vous aussi :

Audition : Harold en Italie une ♬ “symphonie concertante” (souvenirs de son séjour dans ce pays) écrite suite à une requête de Niccolò Paganini


nota : les textes ou auditions en violet ne figuraient pas dans mon cahier


NB ce billet reprend un cours de notre professeur de musique à l’École normale d’instituteurs de Versailles, Roger Blin (1921-2017).

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L’original aux feuilles jaunies par le temps (1 page)


 

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À suivre… bientôt : “??? surprise”